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Fiche Technique
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BOURNE ULTIMATIUM
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Note : 9/10 
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Il y a cinq ans le cinéma d'espionnage fut bousculé par une approche encore peu à la mode pour l'époque. Bien que de nos jours, un film où une agence d'espionnage réussit à déprogrammer la moindre caméra des toilettes d'un Kebab ambulant, où le héros semble toujours tourmenté et fait des choses extraordinaires avec des éléments on ne peut plus communs, ça semble monnaie courante. Et ça l'est, car cette vision en plus d'être reprise dans le septième art et la marque de fabrique de nombreuses séries télévisées. Toujours est-il que ceci fut engendré par un long métrage, qui sans le savoir allait surprendre tout le monde. Ainsi « La mémoire dans la peau » de Doug Liman fut en soit, une petite révolution dans le genre et son succès put permettre une suite logique. Encore plus tonitruant, « La mort dans la peau », deux ans plus tard, paracheva le siège plus que confortable de la saga Jason Bourne et permit de la définir trois ans plus tard en une trilogie remarquable. Cela grâce à l'intégrité de ceux qui ont la lourde tâche de ne pas décevoir à chaque nouvel épisode. Paul Greengrass, le metteur en scène ayant remplacé Doug Liman (présent en tant que producteur) pour le second et troisième volet, garde ce qui fait la marque de fabrique de la série et conservant son essence (tout en insufflant son propre style). C'est-à-dire, des films où l'action est cash, et sert toujours de moteur à l'intrigue, où les femmes ne sont pas de simples potiches présentent pour satisfaire les besoins du héros, où on n'a pas besoin d'une voiture de course pour donner lieu à une putain de course-poursuite. On reste bien évidemment dans une veine purement hollywoodienne, mais qui a la délicatesse de respecter le spectateur et ce pour notre plus grand plaisir.
« La vengeance dans la peau » se doit d'être une parfaite conclusion à la saga, et Paul Greengrass et ses scénaristes le savent bien. Dès les premières images on devine aisément que la quête du héros sera une fois de plus omniprésente, le tout sous un rythme effréné. Le schéma narratif est classique et reste le même que dans les précédents, sauf que cette fois-ci, c'est Bourne qui plus que jamais, dicte les règles. Il n'est plus simplement pourchassé, dorénavant c'est lui qui attaque. C'est pourquoi l'entrée en matière, et la position de son adversaire Pamela Landy trouble quelque peu le spectateur ayant bien en souvenir la fin de « La mort dans la peau ». Avant que tout ceci soit arrangé par le sublime « twist » (si on peut appeler ça ainsi) que nous avons une fois arrivé aux trois-quarts du métrage. Et cet élément est la preuve irréfutable du profond respect qu'a ce cinéma envers ses fans. Le tout n'en devient ensuite que plus jouissif.
Les séquences de traques sont ici encore plus démentielles, comme le démontre la séquence de « Waterloo ». Dix minutes, non-stop, de cache-cache dans une gare où Bourne tente de sauver un journaliste anglais, cible de l'agence. Tout le génie visuel de Paul Greengrass y est présent. Connu pour son style nerveux se rapprochant plus du documentaire qu'autre chose, il apporte à l'ensemble de l'œuvre et en particulier à cette scène une énergie visuelle telle qu'il réussit à décupler l'angoisse et la tension de la séquence à un stade trop rarement vu au cinéma ces derniers temps. Le tout sans forcément aller dans la surenchère d'action, pour preuve dans la scène citée au-dessus, juste un tire effectué et quelques coups distribués. Pour les mordus d'actions, n'ayez crainte d'autres séquences vous satisferont pleinement en terme d'adrénaline à laquelle vous rajouterez une tension plus que palpable.
Les flash-back sont toujours là, et nous guide jusqu'à la fin où l'on apprend enfin le passé et les premières volontés de Jason Bourne en tant qu'agent. Le non manichéisme de la saga est dans cet épisode encore bien plus nuancé comme en témoigne les révélations sur ce cher Jason et le développement d'un autre agent de la société (brillamment interprété par Edgar Ramirez).
Monté au millimètre de pellicule près, mené par un Matt Damon encore une fois en grande forme et des seconds couteaux parfaits,le tout sous le regard épileptique d'un Paul Greengrass déchaîné. « La vengeance dans la peau » réussit toujours à se renouveler dans des situations que Bourne connaît par cœur et où il a l'habitude de faire prendre cher aux autres et de régaler le spectateur. N'hésitez pas, foncez voir ce bijou du cinéma d'espionnage, de notre coté on souhaite une bonne retraite à notre bon vieux Jason, si toutefois il ne revient pas. Plus de quatre cents millions de dollars récolté dans le monde tout de même, possible que cela change ses plans...
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Note : 9/10
Mercredi 31 octobre 2007, rédacteur Gabnec.
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