Après des mois d'attentes, d'imprécisions (à quel point le film a été massacré ?) l'adaptation du jeu video d'Eidos par notre poteau Xavier Gens pointe enfin le bout de son nez. Autant le dire tout de suite, une Director's Cut est indispensable, tant les coupes sont évidentes, et les retakes lamentables qui subtilise au film sa puissance potentielle. Mais pas de panique, si, de toute évidence, cet hybride est très éloigné de la version de Gens, il n'en demeure pas moins un film d'espionnage sympatoche et surtout une adaptation fidèle qui devrait ravir les fans !
L'intrigue cependant, demeure relativement incompréhensible et finalement secondaire. L'interêt du film réside dans tout autre chose : les personnages. En effet, il présente une galerie de tronches charismatiques et véritablement bad ass, et ce quelque soit le camp dans lequel ils se trouvent, et il est vraiment rafraichissant de voir, enfin, un film qui n'est absoluement pas manichéen. Dans Hitman, il n'est nul question ni de bons, ni de mauvais (à part peut-être le grand méchant tout pourri qui reste heureusement dans l'ombre), seulement d'hommes hargneux, chacun ayant sa propre détermination. Ainsi les personnages de Dougray Scott et Robert Knepper (tous deux imperiaux) se livrent une guerre subtile pour mettre la main sur 47. De son coté, la sublime Nika, interprété par la non moins sublime Olga Kurylenko, telle Anne Lewis de Robocop, sera celle qui tentera de rendre son humanité à 47. Car évidemment tout le film conducteur du métrage reste le personnage phare et connu de tous. Et c'est là que les fans devrait être ravi, tant 47 est un vrai protagoniste bad ass et charismatique de cinéma. Olyphant est tout aussi magistral que la mise en scène qui l'iconise avec succès. Tout dans l'élégance, le mouvement quasi-mécanique, la froideur, et les répliques qui tuent, 47 s'impose comme un des bad ass les plus sympathiques depuis Riddick.