C'est un euphémisme que de dire que le cinéma de genre hexagonale va mal. Pourtant après Maléfique, Haute Tension, et Ils, une lumière au bout du tunnel semble être visible, pour peu qu'il n'y ait pas Leatherface au bout, c'est tout benef'. La preuve avec A L'intérieur, nouvelle tentative francophone de livrer un film d'horreur hardcore avec ici un atout de taille, à la tête de cette petite production se cachent le grand Alexandre Bustillo, bien connu des fans de Mad, et son comparse Julien Maury, prêts à tout pour nous offrir un film généreux et puissant... y compris ouvrir le ventre de la mignonne Alysson Paradis...
Sur une route, une voiture cabossée. Au volant, une jeune femme, Sarah, enceinte et en sang. A coté d'elle son mari, mort. Fondu.
4 mois plus tard, au soir de Noël et à la veille d'accoucher, Sarah (touchante Alysson Paradis) décide de passer la soirée seule chez elle. A l'instar de The Descent, A L'intérieur commence comme un drame. Si la présence d'un climat social demeure quelque peu hors sujet, il n'empêche qu'avec tous ces instants de silence, de séquences calmes, d'attentes, bref, d'introduction, les deux réals installent tranquillement une atmosphère anxiogène et malsaine. Le film s'autorise même quelques instants de pure poésie visuelle, notamment une séquence magnifique où la jeune veuve Sarah qui, se remémorant son mari, a une vision façon Demi Moore dans Ghost. Sauf qu'avec la superbe musique de François Eudes Chanfrault (déjà auteur du score génial de Haute Tension) et l'image magnifique de Laurent Bares (ce qui annonce du bon pour Hitman), ça a quand même beaucoup plus de gueule. Mais passons ces quelques bons moments propices à l'intellectualisation primaire, et venons-en à ce pour quoi on est venu : de l'étripage pur et dur. Et en effet, dès l'arrivé de la Femme, la sublissima Béatrice Dalle, le film oublie tout état d'âme et rentre dans le lard au sens le plus