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                - Critiques -

                                                         King Kong (deuxième page)  

Mais les séquences les plus magnifiques sont bien sûres celles avec le roi Kong, véritable bombe visuelle, qui nous émerveille à chaque apparition. Le must reste que Jackson ne se contente pas de nous montrer la bête de la tête au pied à chaque fois, mais de capter juste les mouvements importants, pour faire à la fois jouer sur l'humour de Kong omniprésent, mais aussi sur la peur du personne de Ann. Car oui, Kong est hilarant, et on peut remercier Andy Serkis que l'on reconnaît parfois à travers les yeux du singe d'avoir endurer tant d'épreuves physiques pour arriver à un résultat aussi concluant. Il suffit de voir Kong s'amuser à regarder Ann Darrow en train de faire son numéro burlesque pour qu'on éclate de rire tant la tendresse du singe est explicite et nous fait réagir. Il crie comme un enfant, s'exprime en onomatopées, mais on comprend ce qu'il veut et ce qui le fait rire. Il tente même de reproduire les gestes de sa "prisonnière" en la poussant violemment, ce qui le fait rires aux éclats (façon de parler vu qu'il gémit plus qu'autre chose). Un rire qui rapproche encore plus la Belle et la Bête, et qui sera d'autant plus explicite lorsque Kong s'amusera sur un lac gelé à New York, tenant Ann toute joyeuse d'une main. Car l'autre point extrêmement poignant du film, c'est la relation entre Ann, la douceur humaine, et Kong, l'énorme bête. Contraste inexistant dans la première version, où Ann était totalement effrayé par Kong, et qui est légèrement repris du film de 76. Ici, Ann se rend peu à peu compte que Kong est juste un singe, un animal seul qui a besoin de compagnie. Elle va lui faire confiance, et même accepter ses sacrifices pour la sauver dans LA séquence de combat du film.

Oui, je parle bien sûr du triple combat T-Rex/Kong, qui s'étale sur un très grand décor, offrant des gestes et des situations hallucinantes, comme Ann qui se retrouve à chaque fois devant la gueule d'un T-Rex alors que Kong en frappe un autre. Autre élément rendant hommage au Kong original, c'est une sorte de

 

Réalisateur :
Peter Jacskon

  Genre :
Action / Fantastique
 

Casting : Adrien Brody, Naomi Watts, Jack Black...

Scénario : Dans les années 30, une équipe d'explorateurs accompagné par un groupe de documentaristes se rend sur une mystérieuse île pour percer la mystérieuse légende d'un gorille géant nommé Kong... (remake)

Trailer  : Cliquez ici

Site officiel : - - -

Date de Sortie FR : 14 Décembre 2005

Fiche : King Kong

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Note :       9/10

 

naïveté chez la bête quand il arrache la mâchoire au t-rex et qu'il tente de la remettre, croyant qu'il a cassé quelque chose. Tout le contraire du design de Kong dans cette version, qui semble en apparence beaucoup plus agressif, et qui prouve qu'il est un personnage à prendre à part entière. Et ce grâce à un casting qui offre justement une meilleure interface entre les FX (le film fut entièrement tourné en studio) et les vrais acteurs. Au programme, Naomi Watts très

   

touchante et malicieuse par moment, Adrien Brody prouvant encore sa palette de jeu, mais c'est surtout Jack Black qui étonne le plus, non pas qu'il est mauvais acteur, mais qu'il incarne vraiment avec cruauté (son sourire sadique lors de la représentation est stupéfiant) ce réalisateur qui ne pense qu'à son film. La preuve en est ce gag de répétition hilarant où Denham dit exactement la même chose lorsque un des membres de son équipe proche meurt. Il répété quasiment les mêmes mots, et se prend totalement au sérieux, rendant la réaction de son compagnon beaucoup plus drôle. Mais on retrouve aussi un Jamie Bell tout aussi bon, ou un horripilant Bruce Baxter incarné par Kyle Chandler (souvenez-vous la série "Demain à la une" !). Mais ce qu'on retient, c'est la double interprétation de Andy Serkis, qui passe devant l'écran sous ses traits de Lumpy, cuisinier dont chaque réplique et apparition provoquent l'hilarité, mais aussi sur les traits plus que réels de Kong. Et c'est ça le "problème" de l'histoire telle qu'elle est présentée : on s'attache à Kong.

Et on s'attache trop à Kong, ce qui nous bouleverse totalement (même si l'on connaît déjà la fin) dans la séquence finale encore une fois entièrement maîtrisée, celle où Kong est en haut de l'Empire Stade Building, prêt à se sacrifier pour sauver son amour. Une séquence hallucinante, qui clôt le film de façon émouvante, et je vais me répéter, bouleversante. On a le vertige tout le long de la scène, et on regarde sa mort avec dégoût de l'humanité. On reste toujours scotché à son siège, les larmes aux yeux (voir sur la joue), repensant au spectacle que l'on vient de voir. On reste ébahi, ému, et on ne ressort pas indemne d'une expérience comme celle-là, car il s'agit véritablement d'une expérience, ni plus ni moins. Et c'est justement pour cette fin, pour ce sentiment que j'ai ressenti que j'ai décidé d'oublier les quelques défauts peu importants certes, mais qui sont insignifiants face au message fort du film...Encore une fois, Peter Jackson clôt une année à sa façon, façon épique, façon drôle, façon humaine, façon Kong. Chapeau, encore une fois !

Note : 10/10       Retour...

Le 14 décembre 2005, rédacteur Tib.
 

   


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