touchante et malicieuse par moment, Adrien Brody prouvant encore sa palette de jeu, mais c'est surtout Jack Black qui étonne le plus, non pas qu'il est mauvais acteur, mais qu'il incarne vraiment avec cruauté (son sourire sadique lors de la représentation est stupéfiant) ce réalisateur qui ne pense qu'à son film. La preuve en est ce gag de répétition hilarant où Denham dit exactement la même chose lorsque un des membres de son équipe proche meurt. Il répété quasiment les mêmes mots, et se prend totalement au sérieux, rendant la réaction de son compagnon beaucoup plus drôle. Mais on retrouve aussi un Jamie Bell tout aussi bon, ou un horripilant Bruce Baxter incarné par Kyle Chandler (souvenez-vous la série "Demain à la une" !). Mais ce qu'on retient, c'est la double interprétation de Andy Serkis, qui passe devant l'écran sous ses traits de Lumpy, cuisinier dont chaque réplique et apparition provoquent l'hilarité, mais aussi sur les traits plus que réels de Kong. Et c'est ça le "problème" de l'histoire telle qu'elle est présentée : on s'attache à Kong.
Et on s'attache trop à Kong, ce qui nous bouleverse totalement (même si l'on connaît déjà la fin) dans la séquence finale encore une fois entièrement maîtrisée, celle où Kong est en haut de l'Empire Stade Building, prêt à se sacrifier pour sauver son amour. Une séquence hallucinante, qui clôt le film de façon émouvante, et je vais me répéter, bouleversante. On a le vertige tout le long de la scène, et on regarde sa mort avec dégoût de l'humanité. On reste toujours scotché à son siège, les larmes aux yeux (voir sur la joue), repensant au spectacle que l'on vient de voir. On reste ébahi, ému, et on ne ressort pas indemne d'une expérience comme celle-là, car il s'agit véritablement d'une expérience, ni plus ni moins. Et c'est justement pour cette fin, pour ce sentiment que j'ai ressenti que j'ai décidé d'oublier les quelques défauts peu importants certes, mais qui sont insignifiants face au message fort du film...Encore une fois, Peter Jackson clôt une année à sa façon, façon épique, façon drôle, façon humaine, façon Kong. Chapeau, encore une fois !
Note : 10/10 Retour...
Le 14 décembre 2005, rédacteur Tib.